Création 2012

Tragédie

Poème chorégraphique pour 18 danseurs créé au Festival d’Avignon le 23 juillet 2012

Création

Olivier Dubois

Collaborateur artistique

Cyril Accorsi

Musique

François Caffenne

Lumières

Patrick Riou

Régie générale

François Michaudel

Régie lumière

Emmanuel Gary

Interprétation à la création

Benjamin Bertrand, Arnaud Boursain, Marie-Laure Caradec, Sylvain Decloitre, Marianne Descamps, Virginie Garcia, Karine Girard, Carole Gomes, Inès Hernández, Isabelle Kürzi,   Sébastien Ledig, Filipe Lourenço, Thierry Micouin, Jorge More Calderon, Loren Palmer, Rafael Pardillo, Sébastien Perrault, Sandra Savin

Durée du spectacle

90 minutes

Production

Compagnie Olivier Dubois

Coproduction

Festival d’Avignon • L’apostrophe scène nationale de Cergy-Pontoise et du Val d’Oise • CENTQUATRE-Paris • La Rose des vents Scène nationale Lille Métropole à Villeneuve d’Ascq • Mâcon Scène nationale • Ballets de Monte-Carlo/Monaco Dance Forum • Malandain Ballet Biarritz dans le cadre de l’accueil studio

« Par le chant et la danse, l’homme manifeste son appartenance à une communauté supérieure : il a désappris de marcher et de parler et, dansant, il est sur le point de s’envoler dans les airs. Ses gestes disent son ensorcellement. »
La naissance de la tragédie. Nietzsche

Faire l’expérience d’une humanité aveuglante, éblouissante…assourdissante. Ne plus distinguer les corps pour qu’affleurent de ces masses en mouvement, des élans archaïques. Avec Tragédie, Olivier Dubois, nous propulse dans une «sensation du monde ». Le simple fait d’être homme ne fait pas Humanité, voilà la tragédie de notre existence. Car ce n’est que d’entre les corps, d’entre les pressions telluriques nées du pas de chacun et de par nos engagements conscients et volontaires que surgira cette humanité.

Surexposés dans leur nudité, pour mieux incarner cette évidente variation anatomique, neuf femmes et neuf hommes proposent un état de corps originel, une sollicitation de leur genre humain débarrassé des troubles historiques, sociologiques, psychologiques… et permettre in fine un chœur tel un chant/corps glorieux. Marcher, être redressé, faire face, tout d’abord par des allers et retours incessants – péripéties d’un mouvement – puis par un martèlement du sol et ainsi refaire du pas le geste fondamental de leur volonté.

Tout comme Révolution, Olivier Dubois signe là une pièce manifeste, obsessionnelle, voire hypnotique où dans un mouvement de sac et de ressac, ces femmes et ces hommes se fondent, disparaissent; le frottement de leurs engagements crée le fracas. Une faille s’ouvre et laisse entrevoir dans ce tumulte tellurique, la précieuse transcendance d’une communauté humaine.

Ce qu’ils en pensent

« Avec ce spectacle profond, obsessionnel, montrant une vague d’humains qui glissent et résistent pour ne pas être emportés par les courants, le chorégraphe a marqué un grand coup et on en redemande »